Saint Aignan,

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La Collégiale Saint Aignan

Origines

Aux premiers siècles de notre ère, à l’est du Castrum gallo-romain, se trouvait, sur un modeste coteau, un vaste emplacement dont le cœur était l’actuel Cloître Saint Aignan, occupé alors par un cimetière antique situé en bordure de la route de Genabum à Autun, la future route de Bourgogne.

Les reliques de Saint Aignan

Il semble que dès sa mort, saint Aignan fut enseveli dans le cimetière qui se trouvait dans l’actuel cloître Saint Aignan ; peu après, une petite « cella » (oratoire) fut édifiée sur son tombeau ; dès ce moment, une communauté de moines s’installa en ce lieu pour assurer le culte de vénération envers ce saint évêque. Dans la seconde partie du 6e siècle, le corps de saint Aignan reposait dans une basilique élevée en son honneur sur le Cloître.  Dès lors, la basilique où reposait le corps du saint fut desservie par un important monastère dont au VIIe siècle, un des abbés, Léodebode, fut fondateur de l’abbaye de Saint Benoît. Ce fut à partir du 9e siècle que l’Abbaye devint un chapitre de chanoines, dont le roi de France était membre du chapitre (chanoine d'honneur) et qui subsista jusqu’à la Révolution

La collégiale Saint Aignan à travers l'histoire

Moyen-Age – première abbaye et collégiale. Saint Aignan est alors un monastère puis une abbaye régie par sa règle propre.

865 – saccagée par les Vikings

 

999 – détruite dans l’incendie qui ravagea la ville (il ne reste que la crypte de ce premier édifice)

 

1029 – une basilique romane est reconstruite plus en hauteur par le roi Robert le Pieux après douze ans de travaux.

 

1358 – Orléans est assiégée par les Anglais. De peur de voir les églises servir de retranchement à l’armée, les orléanais détruisent Saint Aignan.

 

1420 – l’Eglise est reconstruite mais huit ans plus tard, la ville est à nouveau assiégée par les anglais et Saint Aignan est à nouveau détruite.

 

1439 – l’église est réédifiée sous les règnes de Charles VII, puis Louis XI qui ordonne que la collégiale soit incluse dans la future enceinte la ville pour la mettre à l’abri.

 

1509 – la collégiale est consacrée par Martin de Dreux, doyen du chapitre

1562 – durant les guerres de religions, la collégiale Saint Aignan est pillée par les Huguenots ; ils démantèlent une grande partie de la collégiale et jettent sur le bûcher les reliques des saints (quelques ossements sont cachés et sauvés par des paroissiens).

1750 – les chanoines érigent un mur à l’ouest pour isoler la nef trop endommagée et inutilisable.

1619 – Louis XIII finance la restauration du retable actuel

1790 – Disparition du chapitre de chanoines.

1791 – Benoît Lebrun, architecte, achète l’église

1792 à 1802 – L’église perd sa destination religieuse et sert d’atelier de fabrication de tentes militaires, de local pour un groupe révolutionnaire, puis devient un « Temple de la Reconnaissance et de la Victoire ».

1802 – Après le Concordat, elle est rendue au culte et devient une simple paroisse, avec toutefois un nouveau chapitre de chanoines.

Aujourd'hui, le chapitre des chanoines de Saint Aignan a complètement disparu.

Saint Aignan2
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Saint Aignan 4
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Saint Aignan
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Saint Aignan2
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Les chanoines

Chanoine : Titre donné initialement à des religieux. Les chanoines réguliers vivent généralement selon la règle de Saint Augustin. Les chanoines séculiers sont des clercs diocésains, membres d’un chapitre cathédral ou collégial, ou de certaines basiliques dont la fonction essentielle est de réciter l’office divin. Chanoine honoraire est un titre honorifique donné à certains ecclésiastiques. (in Eglise Catholique de France)

Chanoines de Saint-Aignan – Vers le 9e siècle Saint-Aignan devient une abbatia secularis, c’est-à-dire une collégiale de chanoines séculiers ; c’est encore son statut au 14e siècle. Le roi de France est chanoine de Saint Aignan. C’est donc de lui que dépendent les chanoines de Saint-Aignan qui suivent une règle propre. Leur rôle se cantonne à la récitation de l’office divin. Le chapitre se compose de 8 dignitaires et de 31 chanoines.

 

Chanoines de Sainte-Croix – Chapitre Cathédral. La fondation de ce siège épiscopal ne peut pas remonter au-delà de la première moitié du 4e siècle. Il fut suffragant de la Province de Sens jusqu’en 1622, pour passer alors dans celle de Paris. Le chapitre fut réorganisé sous l’épiscopat de Monseigneur Bernier. Ce chapitre est placé sous l’autorité de l’évêque et à un rôle majeur dans l’administration du diocèse en plus des activités régulières dues aux chanoines. Le chapitre se composait de 12 dignitaires et de 46 chanoines capitulants.

 Chanoines de Saint-Pierre-en-Pont. Situé dans la ville, le chapitre avait comme dignitaires un doyen, un chantre et un chefcier (dignitaire semblable à l’abbé), qui remplissait la fonction de curé

 

Chanoines de Saint-Pierre-le-Puellier. Situé dans la ville, le chapitre avait le même nombre de dignitaires que Saint-Pierre-en-Pont et 8 chanoines.

Description de l’église Saint Aignan par le Chanoine Hubert

dans son livre « Les antiquités d’Orléans ».

 

Retranscrit en français moderne :

« La description que fait Helgaud, auteur contemporain, de ce bâtiment, témoigne assez combien il était magnifique [en 1029]. Il avait 40 toises de longueur, sur 12 de largeur et 10 de hauteur, et recevait le jour par  132 fenêtres. Le frontispice était d’une structure admirable, semblable à celui de Clermont en Auvergne. Au-dedans de l’église, il y avait 19 autels, dont le principal fut érigé en l’honneur de Saint Pierre Prince des Apôtres, auquel lors de la nouvelle consécration de l’église, on joignit Saint Paul son collègue inséparable. La table de l’autel était toute couverte d’une lame d’or fin, du poids de quinze livres. Le second de ces autels fut posé à la tête du corps de Saint Aignan, comme le troisième à ses pieds. Les autres furent dédiés à Saint Sauveur, à Notre Dame, à tous les Saints, à Saint Michel, à Saint Jean, à Saint Laurent, à Saint Georges, à Saint Maurice, à Saint Etienne, à Saint Vincent, à Saint Euverte, à Saint Martin, à Saint Mamert, à Saint Nicolas, à Saint Antoine et à Saint Benoît. Outre cela, le Roi enrichit la chasse de Saint Aignan d’or, et d’argent, et d’une grande quantité de pierreries. »

 

Saint Aignan... en bref !

Edifié par la vie de Saint Euverte, il vient assez vite le retrouver en Orléans depuis Vienne. Il est ordonné par saint Euverte à Saint-Laurent qui était alors un monastère et il en devient l’abbé. A la mort de saint Euverte, les orléanais élisent saint Aignan pour lui succéder, ce qu’il fera pendant 65 ans.

Il est bien difficile de démêler la vérité historique du merveilleux et du légendaire dans les récits du siège et de la victoire d’Aignan sur les Huns. Aignan serait parti pour Arles afin d’obtenir de l’aide des légions romaines ; il aurait demandé au patrice romain Aetius d’arriver au secours de la ville avant le 14 juin, puis fort de la promesse d’Aetius de se mettre en route rapidement, il s’en serait retourné à Orléans. Les Huns font alors le siège de la ville et s’attaquent aux murailles de la cité.

 

Le 14 juin 451, conformément à la prophétie d’Aignan, la ville est envahie par les Huns qui rassemblent les habitants et leurs richesses pour se partager le butin. L’évêque serait alors apparu en songe à un officier d’Aetius, dont l’armée était enfin proche d’Orléans. A la vue des légions romaines, Attila se replie et la ville est libérée.

 

Aignan meurt peu de temps après, le 17 novembre 453. Sa confiance en Dieu et le courage dont il a fait preuve lui vaudront d’être choisi comme protecteur de la ville et du diocèse. Depuis ses reliques sont conservées dans l’église Saint-Aignan et particulièrement vénérées lors des fêtes de Saint-Aignan, le 17 novembre de chaque année.

Reliquaire contenant le cœur de Saint Aignan


"Hic est fratrum amator et populi.
Hic est qui multum orat pro populo et universa civitate",

 

"Celui-ci est aimé par ses frères et par le peuple.
Celui-ci prie beaucoup pour le peuple et la ville toute entière"

 

(2ème Livre des Macchabées, chapitre 15, verset 14)

Le cloître Saint Aignan

La rue de la Tour Neuve - Cette rue limite le quartier ou la paroisse à l’ouest. Elle tire son nom de la Tour, appelée également Tour Neuve, élevée à l’angle sud-ouest du côté gauche de la rue, qui, par sa situation, était une des plus importantes de la première enceinte. La rue de la Tour-Neuve se serait appelée aussi rue de la Croix, parce que, dit l’histoire, elle fait une croix avec la grande rue Bourgogne depuis la porte Dunoise jusqu’à la nouvelle porte Bourgogne.

L’impasse du Crucifix - Cette impasse était autrefois appelée rue du Crucifix ou plutôt du Petit-Crucifix parce qu’elle passait derrière l’église de ce nom, pour aboutir à la rue de l’Egoût-Saint-Aignan. La partie est de cette rue a été aliénée vers 1830.

 Le quai Fort-Alleaume - Le fort Alleaume, qui donne son nom au quai, faisait partie de l’enceinte de Louis XI et était situé près de la rue des Quatre-Fils-Aymon.

La rue Bourgogne - Cette rue qui va de la porte Bourgogne à la rue du Bourdon-Blanc est la plus longue du quartier. Elle a porté autrefois les noms de rue Notre-Dame-du-Chemin, de la Corne d’Or.

La rue Neuve-Saint-Aignan - cette rue n’a pas toujours descendu comme aujourd’hui directement à la Loire. Elle contournait le chevet de l’église et obliquait ensuite de l’ouest à l’est, pour redescendre vers le fleuve entre les maisons 8 et 10 du quai Fort-Alleaume ; elle s’appelait alors rue de l’Arcade-Saint-Aignan, ou rue de l’Egoût-Saint-Aignan.

 La rue de l’Oriflamme - C’était par cette rue que les évêques d’Orléans, qui étaient chanoines honoraires de Saint-Aignan, venaient, le jour de leur entrée, prendre possession de ce titre dans la basilique. Cette rue était fermée par une porte appelée dans les vieux titres, porte de l’auriflamme, probablement parce que le doyen et le Chapitre venaient recevoir l’évêque jusqu’à cette porte avec leur bannières et leurs oriflammes.

La rue Saint-Côme - ou rue Sainte-Barbe - le nom de cette rue viendrait d’une chapelle dédiée à Saint Côme, et sur la fondation de laquelle aurait été édifiée plus tard l’église de Saint-Pierre-aux-Bœufs ; mais aucun document ne vient donner raison à cette assertion.

 La rue Edouard Fournier - anciennement Rue des Quatre-Degrés. C’est au début du 20e siècle que le nom de cette rue, qui n’avait plus sa raison d’être, a été changé. Edouard Fournier, l’un des hommes les plus érudits du 19e siècle, est un enfant du quartier né en 1819 au n°4 de la rue du Bourdon Blanc

La rue Coligny autrefois rue des Cinq-Marches - On donne  à cette rue le nom de rue Coligny, parce que la maison n°7 du cloître, dont les dépendances s’étendaient jusqu’à la rue des Cinq-Marches fut longtemps la demeure de la famille Coligny.

La rue Coquille - M. Lepage fait remonter le nom de cette rue de ce que le mur de l’ancien cimetière existant en cet endroit, qui partait de la Tour de l’Etoile, faisait, en s’avançant dans la rue, non une ligne droite, mais une courbe assez accentuée, formant demi-lune ou coquille. Il laisse aussi supposer qu’elle pourrait bien venir de ce que Guy Coquille, célèbre jurisconsulte au 16e siècle, originaire de Nevers, aurait habité avec sa famille cette rue, pendant qu’il étudiait à l’université d’Orléans.

Nous avons peine à ajouter confiance à ces deux interprétations. Ici, nous croyons que le nom de rue Coquille provient d’une enseigne.

Cette rue a été aussi dénommée autrefois rue du Chaudron et rue de la Lanterne.

Les maisons du cloître

Le grenier et la cave du Chapitre (n°2 et 4) - Le « Grenier d’Abondance », magasin, grange du Chapitre était situé face au chevet de Saint Aignan, à l’angle du Cloître et de la Rue Neuve-Saint-Aignan.

Vendu à un négociant d’Orléans à la Révolution, celui-ci le fit démolir. Seule la vaste cave du Chapitre subsiste toujours.

A la démolition du grenier, dont quelques contreforts sont encore visibles dans l’immeuble du n°6, fut construite sur son emplacement, sous la direction de l’architecte Delagarde, une salle de spectacles à laquelle on donna le nom de « Théâtre de Variétés ». Celui-ci n’eut qu’une durée éphémère et bientôt un magasin s’installa en ce lieu.

 Un ancien orphelinat devenu collège (n°6) - Un orphelinat de jeunes filles, « La Grande Providence », fut fondé à Orléans en 1816, rue du Pot-de-Fer, par M. Claude de Loynes d’Autroche. Le 1er juillet 1825, il vint s’installer au numéro 6 du Cloître Saint-Aignan. Dirigé par les « Sœurs de la Croix Saint-André », il subsista en ce lieu jusqu’en juillet 1959.

Aujourd’hui, il est la propriété du Lycée Saint Paul Bourdon Blanc.

La maison du Roi (n° 8 et 10) - Lorsque Louis XI, en 1468-1469, visita les travaux de l’église Collégiale qu’il faisait reconstruire, il décida de se faire bâtir sur le Cloître une maison.

La propriété, à l’origine, occupait tout le côté oriental du Cloître et s’étendait jusqu’à la rue des Quatre-Fils-Aymon. En 1480, quelques mois avant sa mort, Louis XI abandonna cette maison de l’Eglise Saint-Aignan, sous la condition que chaque année, le Chapitre célèbrerait sa mort.

Cet Hôtel, appelé dans une charte de 1486 « la maison de brique », fut bien transformé à travers les siècles. La forme extérieure n’a pas été respectée, mais les briques datent de l’époque de sa fondation.

Après Louis XI, les rois de France, en résidence à Orléans, habitèrent cette maison, de préférence au Châtelet. Comme la désignaient les chanoines, c’était « la maison du Roi ». Ainsi y résidèrent Louis XII et François Ier etc.

Une tradition locale prétend qu’un passage souterrain conduisait de la maison royale à la crypte de Saint-Aignan, pour permettre à Louis XI d’accéder à l’église et aussi à la terrasse qu’il avait fait construire au bord de la Loire, sans être aperçu du public.

 

La maison de la Psallette - Cette maison se trouvait sur l’emplacement actuel du n°12, entre la maison de Louis XI et l’Impasse Saint Aignan. Elle fut jusqu’à la Révolution la maison d’habitation et d’éducation des enfants de chœur du Chapitre de Saint-Aignan. (Psallette : maîtrise ou école de musique vocale d’une église)

 L’évêché d’Orléans (n°14) - C’était à l’origine une maison claustrale, devenue après la Révolution un Hôtel particulier. En 1899, Mgr Touchet, évêque d’Orléans, acheta cet immeuble et en fit une maison de retraite et d’accueil des vieux prêtres, animée par les Sœurs de Sainte-Marie d’Angers ; on lui donna le nom de « Maison Stanislas » (c’était le prénom de l’évêque).

Quand fut promulguée la loi de Séparation de l’Eglise et de l’Etat, à la date du jeudi 20 décembre 1906, Mgr Touchet, exilé de son évêché de la rue Dupanloup, vint habiter cet immeuble du Cloître qui, désormais, devint l’évêché d’Orléans.

 La maison du Doyenné (n°18) - Parmi les immeubles situés dans l’enceinte du Cloître qui étaient la propriété du Chapitre, la Maison du Doyenné était celle où résidait le Doyen du Chapitre. Celui-ci, remplissant en réalité la fonction d’abbé, était le premier grand personnage du Chapitre.

​Cette maison fut bâtie en 1479 par Louis de Villiers, alors Doyen de Saint-Aignan, qui devint ensuite évêque et comte de Beauvais. L’immeuble fut remanié par la suite. On voyait jusqu’en 1791, au-dessus de la porte intérieure de cet hôtel, l’écusson où étaient gravées les armes de sa famille.

En 1615, le Doyen Nicolas de Heere fonda dans cet immeuble la première Société littéraire d’Orléans, avec l’archidiacre de Sully Claude Peteau et Raoul Fournier.

Ce Nicolas de Heere, originaire d’une famille noble d’Orléans, était Doyen de Saint-Aignan depuis 1597 et Aumônier du roi. Il fut nommé en 1620 abbé de l’abbaye de Beaugency. A sa mort, le 23 juin 1624, il fut inhumé dans la chapelle Notre Dame dans la collégiale Saint Aignan.

 

La maison dite de Coligny (n°7) - Certains historiens attribuent la construction de cet Hôtel au cardinal Guillaume Briçonnet, conseiller de Charles VIII, dont le frère était chanoine de Saint-Aignan ; d’autres l’attribuent à la famille Coligny. Ce qui est certain, c’est que le vaste bâtiment, situé entre cour et jardin, a été complètement modernisé au 19e siècle.

Durant les guerres religieuses, les chanoines de Saint-Aignan ayant dû quitter leurs maisons du Cloître, la famille de Chatillon, les Coligny, s’installa dans cet Hôtel qui en a désormais conservé le nom.

Par la suite, quand la paix fut revenue, les chanoines revinrent habiter leur Cloître.

La Maison Diocésaine Saint-Aignan (n°1) - La grande nef de la Collégiale, détruite par les Huguenots en 1567, resta en ruines, ainsi que la tour jusqu’en 1804. Ce fut l’architecte Benoît Lebrun qui démolit à ce moment cet ensemble dont il s’était porté acquéreur en 1792. Sur l’emplacement de ces ruines, il construisit une maison.

En 1810, les Religieuses Ursulines, qui, jusqu’à la Révolution, résidaient rue de la Bretonnerie, vinrent s’installer dans cette demeure qu’elles transformèrent en monastère : l’ancienne chapelle du Crucifix Saint Aignan devint leur oratoire. Consacrées à l’éducation, elles ouvrirent un pensionnat de jeunes filles qui fut fermé, de par la loi, en octobre 1904. En 1906, les Ursulines quittèrent à leur tour le Cloître Saint Aignan.

Le jeudi 1er 1909, le Grand séminaire d’Orléans s’y installa. Les locaux  étant insuffisants, en 1930, Mgr Courcoux, évêque d’Orléans, fit construire de nouveaux bâtiments, en particulier le Réfectoire bordant la rue Coligny, dont l’inauguration eut lieu le 7 mai 1931. En 1914, le séminaire est investi pour devenir hôpital de campagne pour les blessés de guerre.

Aujourd'hui la Maison Saint Aignan abrite le séminaire interdiocésain, le Centre d'Etude et de Réflexion Chrétienne ainsi que la Bibliothèque Diocésaine

 

La terrasse Louis XI - Située derrière l’immeuble devenu aujourd’hui la « Maison Saint-Aignan ». Cette terrasse, qui se trouve en réalité au sud de l’ancienne nef disparue de la Collégiale, fut construite par ordre de Louis XI en 1466. Elle forme un carré de 60 mètres de côté et surplombe au sud de 6 mètres les maisons situées en bordure du quai du Fort-Alleaume. A chacun de ses angles s’élevait autrefois une échauguette de 3 mètres de diamètre, posée en encorbellement ; il en subsiste encore deux de nos jours.

Cette terrasse ombragée d’arbres et de bosquets, permet d’avoir une vue très gracieuse des bords de Loire et de ses environs.

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